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Concerts – Label

Rock et aménagement culturel du territoire

Depuis l’origine, l’ensemble de nos actions correspondent aux orientations des politiques culturelles de la ville de Périgueux, du département de la Dordogne et de la Région Aquitaine…
« Comment qualifier les responsabilités des collectivités publiques à l’égard du milieu des musiques amplifiées ? »

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Il s’agit tout d’abord d’affirmer clairement, non parce que c’est une revendication des acteurs du secteur, mais parce que c’est la réalité, que les musiques amplifiées relèvent d’une politique artistique et culturelle qui tient compte de la diversité des pratiques musicales et qui intègre leur dimension sociale et les enjeux urbains qu’elles recèlent. Il s’agit de ne pas enfermer les jeunes dans les quartiers pour satisfaire quelques demandes de proximité, mais d’élaborer un projet culturel urbain qui leur donne toute leur place, qui respecte les besoins de circulation et d’échange, qui favorise le dialogue, la médiation et la reconnaissance entre générations.

L’aménagement du territoire, dans sa vision moderne, ne consiste plus à décider, d’en haut, mais à favoriser, à accompagner et à consolider ce qui émerge ou s’implante. Il s’agit de trouver un lien étroit entre les initiatives et leur territoire, dont le développement peut en être facilité. C’est aussi trouver une cohérence dans les fonctions des lieux culturels, fonctions de référence, fonctions résultant de la nécessaire coopération et mise en réseau entre les acteurs culturels dans des territoires à géométrie variable, de l’intercommunalité à l’international.

L’aménagement culturel du territoire induit le développement de diverses formes de partenariat certes, mais aussi une répartition des rôles entre les différents niveaux des collectivités publiques. Le cas des musiques amplifiées est intéressant car il n’est ni normatif ni codifié. Il est en mouvement, il relève de nouvelles réussites, de nouveaux enjeux aussi. Il est motivant pour les pouvoirs publics, car il oblige à anticiper, c’est-à-dire à s’interroger sur les relations nécessaires avec les institutions artistiques et culturelles d’une même ville, en particulier celles qui assument des fonctions de formation, de production, de diffusion dans le domaine musical. Certes, les partenariats tiennent d’abord aux affinités entre les personnes, à leur volonté de ne pas concevoir leur rôle en terme vertical, et à leur volonté de rechercher tous les points d’appui possibles pour un nouveau rapport entre la population et la culture. Mais, ces partenariats doivent aussi être suscités ou encouragés par les élus et leurs services, par les structures culturelles dont c’est la mission, pour que les réponses aux attentes des jeunes soient à la fois plus ouvertes et exigeantes. »